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  • Floyd Glacyalski

Fluide (très) Glacial

Mi-septembre, Eric Deup, chroniqueur à Fluide Glacial, le magazine d'Umour et de Bandessinées créé en 1975 par Gotlib, reçoit un courrier émanant de la direction du journal et signé Louis Delas : "Je dois vous informer que nous sommes amenés à envisager à votre égard une mesure de licenciement. FLUIDE GLACIAL, umour & bandessinées."

Immédiatement, un groupe de soutien au journaliste "Sauvons Deup (et l'Umour) !!!" se crée en réaction.

Aujourd'hui, Deup, après un avertissement, s'est vu confié à nouveau la page qu'il tenait dans le magazine.

Il n'en reste pas moins que le nouveau rédacteur-en-chef, Christophe Goffette, à l'origine de la tentative d'éviction du chroniqueur, fait, depuis son arrivée, main-basse sur le journal, s'y réservant plusieurs pages signées de son nom ou de pseudos et y introduisant ses petits copains au talent plus que discutable.

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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 16:59

Tout est dans le titre (c'est le titre)


par Eric Deup, mercredi 15 février 2012, 00:29

 

 

Surtout, ne pas se planter : mes premières lignes depuis mon lourdage de Fluide faut pas se trouer, ou je prends perpèt au pôle emploi des comiques aigris. Voilà ce que je me suis dit avant d’écrire ces précisions, précisions qui me semblent nécessaires au moment où quelques inexactitudes commencent à circuler concernant l’affaire qui m'accable depuis plusieurs mois.

En même temps je ne pouvais pas titrer d’un « m’a tuer » genre « Louis D. m’a tuer » ou « Christophe G. m’a harceler » depuis la définitive sentence à ce sujet d’un chroniqueur chômeur en puissance, selon lequel « toutes les Cosette de France jouissant de la moindre tribune (chronique, blog, journal intime…) et voulant se plaindre des agissements de tel ou tel vilain méchant en des termes qu’elles croient spirituels écrivent : « le patron/papa/machin… m’a tuer » {alors que} c’est plutôt leur gag décati, leur imagination aussi développée que la déontologie d’un journaliste-proctologue de 50 minutes inside qui me tue ! ». J’aurais pu aussi choisir un titre comme: « Éric DEUP : ma vérité. » mais, outre la vulgarité racoleuse parismatchienne de cette entrée en matière, c’est le relativisme de la sentence  qui posait problème : on pourrait croire qu’il y en a d’autres possibles, des vérités.

Faisons donc simple et sobre, du moins dans l’écriture. Pour une fois je me cantonnerai au factuel, éviterai de faire le malin, prendrai le risque d’en décevoir quelques-uns en m’abstenant du moindre gag, plaisanterie, ironie dans ce qui va suivre, j’ai tout mis dans le titre de ce côté-là. Désolé ça ne vas pas être très poilant, voire gravement rébarbatif, et commençons à partir de juin 2011 pour faire dans le court :

 

  • Juin 2011 donc, Christophe Goffette (CG) est nommé rédacteur en chef de Fluide Glacial par Louis Delas, P-DG de AUDIE (Amusement Umour Dérision Ilarité Et toutes ces sortes de choses). Durant l’été, CG informe Pascal Fioretto et moi-même qu’il ne souhaite plus que nous contribuions à la Gazette de Frémion et nous y remplace par lui-même. Il décide de se passer également des services du maquettiste du mensuel et du webmaster. Il me demande de réfléchir à une nouvelle rubrique pour remplacer The Floÿde dont il ne veut plus, et m’informe de son remplacement immédiat dans une newsletter adressée à tous les auteurs de Fluide. J’écris donc la dernière rubrique de The Floÿde Economic dans laquelle je pastiche de façon outrancière ces méthodes de management un rien brusques à mon sens, un article dans la droite lignée - de fond comme de forme – de tous les précédents Floÿde, des mes écrits dans Fluide depuis 14 ans et du personnage de pète-couilles professionnel qu’est devenu « Deup » sous le crayon de certains de mes confrères dessinateurs. Je soumets cet article au rédacteur en chef.
  • CG n’aime pas du tout cet article, refuse qu’il soit publié en l’état, fait en sorte que je ne puisse ni le modifier ni le remplacer, dit réclamer mon licenciement et m’interdit de présence au bouclage suivant. Je reçois une convocation de Louis Delas (LD) à un entretien préalable à licenciement.

  • Le jeudi matin du-dit bouclage, lors d’une réunion rassemblant CG et les auteurs à la demande de ces derniers, les auteurs obtiennent que CG  renonce devant eux à se séparer du maquettiste et du webmaster,  à me licencier et consent à ce que je sois présent au bouclage. Je demeure cependant convoqué à mon entretien préalable le mardi suivant. Et j’ai une nouvelle rubrique d’umour à rendre le lundi, la veille de cet entretien préalable à licenciement.

  • Le mardi entretien préalable avec LD, lors duquel je suis assisté par Michel Gaudelette. LD me dit que l’article non publié a mis en danger le groupe auquel j’appartiens (RCS – Flammarion). Il nous explique qu’en écrivant cet article j’ai dépassé les limites, que ces limites pour un auteur sont les intérêts du groupe, que l’on doit les intégrer à priori au moment de la création et ne pas attendre que le rédacteur en chef nous en fasse part à posteriori. Il m’indique 6 motifs qui leur ont fait envisager mon licenciement et m’indique qu’ils ont entre 24H et 1 mois pour me signifier leur décision. J’ose alors espérer qu’ils ne vont pas me faire lanterner si longtemps…

  • 3 semaines se passent sans nouvelles, lors desquelles je dois rédiger un nouvel article d’humour drôle, la menace d’un licenciement éventuel au-dessus de la tête. Au bout de trois semaines je reçois la décision : c’est un avertissement pour « dénigrement et injure à l’égard du rédacteur en chef, dénigrement à l’égard des collaborateurs du groupe, comportement général d’opposition et d’hostilité systématique ».

  • Je dois donc poursuivre mon travail de chroniqueur humoriste en ayant reçu un avertissement suite à un article non publié. Durant cette période, mes papiers ne sont pas publiés, je l’apprends parfois par le maquettiste qui me dit quand je le lui demande que je ne suis pas au sommaire qu'il a reçu, parfois par le rédacteur en chef via des mails un rien humiliants. Je lis également de la plume de CG dans Fluide des « mot de la fin » dans lequel il me traite de marionnette sinistre, ou publie une photo de Gaudelette et moi – pas vraiment à notre avantage – sans nous en avoir demandé l’autorisation, apprends que pour la première fois depuis des années je suis indésirable au bouclage…

  • Avec ses vœux de nouvelle année, CG m'apprend que l’article livré en décembre n’est pas non plus publié. Un peu plus tard on me fait dire que non seulement je ne suis pas invité au bouclage qui se tient à Angoulême, mais encore que l’on ne veut pas que je mette les pieds au restaurant où il se tient.

  • C'est à ce moment que j'ai assigné AUDIE aux prud’hommes pour faire annuler mon avertissement et pour harcèlement moral.

  • Quelques jours après mon retour d’Angoulême, je reçois de la part de Louis Delas une lettre de licenciement sur des prétextes tous très contestables (cette histoire m’aura au moins appris l’art de la litote), mais qui s’apparenteraient désormais à de l’insuffisance professionnelle et plus à une faute, si j'ai bien compris. Je n’ai jamais reçu l’a convocation à l’entretien préalable qui y est invoquée. Si celle-ci a été envoyée, la direction aura alors reçu l’avis de non-réception du recommandé et aura eu maintes occasions (de visu, par mail et par téléphone) de me signifier cette convocation, sans en saisir aucune.

 

CONCLUSIONS :

  • Ben je suis bel et bien viré de Fluide ;

  • Je mesure l’ironie de la situation, ayant moqué la brutalité des rapports sociaux en entreprise, même d’umour, à longueur de Floÿdes ;

  • je suis aussi triste de me faire virer de ce journal que j’avais été heureux « d’en être » et d’y collaborer depuis 14 ans ;

  • cette tristesse est mâtinée d’un soupçon de soulagement : soulagement que cette longue période de harassement et de harcèlement soit enfin terminée pour moi ;

  • d’un point de vue un poil moins autocentré, je suis également très triste de ce qui arrive à Fluide Glacial, et de ce que ça signifie pour l’ambiance générale de notre société, si l’on en arrive là dans un journal d’umour…

 

C’est tout pour le factuel rébarbatif, promis qu'à partir du point final qui suivra la présente phrase, je me consacrerai à nouveau à plein à l'amusement, l'umour, la dérision, l'ilarité et toutes ces sortes de choses (mais ailleurs).

 

Deup


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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 15:48

Voilà, c'est fait. Le couple Delas/Goffette est passé à l'acte en virant Eric Deup de Fluide Glacial sous un prétexte plus que discutable. Mais, apparemment, la discussion n'est pas le point fort du duo.
Ci-dessous, la lettre de licenciement reçue par l'intéressé :

 

 

Fluide Deup LettreLicenciement01b

 

Fluide Deup LettreLicenciement02

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10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 20:44

Avec le fric que Flammarion/Casterman va se faire avec le Tintin de Spielberg et ses produits dérivés, qu'on ne me fasse pas croire qu'il n'y a pas assez de blé pour redresser Fluide. C'est aussi ça le boulot d'un éditeur, utiliser l'argent de ce qui rapporte pour l'utiliser à promouvoir ce qui est moins rentable ou nouveau.

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23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 21:19

Suite à ma demande de résiliation de mon abonnement dans laquelle j'exprimais le mépris de Goffette face aux lecteurs et aux abonnés, la personne en charge de ceux-ci (les abonnements), me demande des explications, suggérant qu'il y a probablement méprise.


Je livre ici ma réponse :

Je pense que le rédacteur-en-chef d'un journal devrait au moins avoir le courage d'assumer la ligne éditoriale qu'il donne à ce dernier.
Et, en tant que tel, répondre aux lecteurs qui lui demandent des explications quant à cette dernière et au contenu du journal.
Je pense qu'il aurait au moins pu exprimer des regrets quant à la non-possibilité aux abonnés de choisir l'une des deux couvertures disponibles du dernier numéro et peut-être proposer une solution. De même, lorsque j'achète Fluide Glacial, ce n'est pas pour y lire deux pages entières consacrées au rock (nous ne sommes là ni dans le domaine de l'Umour ni dans celui de la Bandessinées, pour reprendre le slogan du journal) dans une chronique tenue par le rédacteur-en-chef lui-même alors que j'apprends que l'un des rédacteurs du journal est menacé de licenciement. La position du rédacteur-en-chef est, dans ce contexte, plus qu'équivoque.

Apparemment, Monsieur Goffette ne semble pas dans cet état d'esprit de dialogue et aux questions que je lui posais a préféré couper court à toute discussion en me bannissant des personnes ayant accès à sa page Facebook ainsi qu'à celle du journal.
Ce qui, de mon point de vue, ne semble pas très responsable ni très respectueux du lecteur et de l'abonné que je suis.
L'orientation prise par le journal, le comportement sans concession de Monsieur Goffette, son manque de volonté de dialogue et la censure à laquelle il a eu recours me poussent à réagir ainsi.

Il règne actuellement au sein de Fluide Glacial, avec les auteurs et les collaborateurs mêmes du journal (en tant qu'habitué du blog de Fluide Glacial, j'ai aussi eu à faire à un Oncle Tom méprisant), une atmosphère malsaine que le caractère, semble-t-il, intransigeant de Monsieur Goffette n'aide pas à résoudre.
Il n'est peut-être pas entièrement responsable de cet état de fait, les personnes l'ayant appelé à ce poste le sont au moins autant que lui.
Il n'y a donc aucune méprise.

Vous devez savoir que les abonnés sont la clef de voute d'un journal. Sans eux et l'argent qu'ils apportent (une avance qu'ils confient -j'emploie le verbe "confier" à dessein, puisqu'il devrait s'instaurer entre le journal et les abonnés une relation de confiance- à l'éditeur sur les numéros à venir), le maintien en vie du journal n'est pas possible. Le journal, de ce fait, devient, en quelque sorte, un peu leur propriété. La moindre des choses serait d'essayer de respecter et de conserver ceux qui apportent une partie des subsides.

Face à ce refus de dialogue, la seule manière d'exprimer ma désapprobation est la résiliation de mon abonnement.
Ce que je fais après mûre réflexion et, croyez-moi, sans gaité de coeur.
Je suis lecteur de Fluide Glacial depuis le numéro un. J'ai connu en tant que tel les rédacteurs-en-chef successifs du journal.
C'est un journal que j'ai toujours soutenu, même lorsque son contenu me convenait moins.
Ce n'est donc pas le changement que je remets en cause mais bien la manière dont il est pratiqué par Monsieur Goffette.
Je ne tiens pas à cautionner plus longtemps une façon de procéder que je désapprouve.

(s) <Mon vrai nom>

(j'ai également joint une copie à Christophe Goffette et à la rédaction du journal)

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